"L’histoire du jour : l’histoire d’un sans-papier mort dans un commissariat... dans des circonstances de moins en moins claires...

C’est le Parisien-Aujourd’hui en France qui a enquêté sur cette affaire : pas facile, des pièces à conviction introuvables, des dossiers égarés, des rapports d’experts non remis à la justice. Plus étranges les uns que les autres raconte Valérie Mahaut dans le Parisien-Aujourd’hui en France, les dysfonctionnements s’enchaînent dans l’enquête sur le décès d’un Malien sans-papiers, Abou Bakari Tandia, mort après sa garde à vue au commissariat de Courbevoie il y a plus de trois ans. Le Parisien-Aujourd’hui ressort l’affaire aujourd’hui parce qu’il y a eu un étrange rebondissement qui rend l’affaire, dit le Parisien, de plus en plus embarrassante pour la police. Officiellement, ce Malien arrêté en situation irrégulière en décembre 2004, avait quitté le commissariat dans le coma, il est mort un mois et demi plus tard à l’hôpital. Selon la version policière, il s’était violemment cogné la tête contre les murs de sa cellule, désespéré par la perspective d’être expulsé. Le rebondissement, le voilà raconté dans le Parisien-Aujourd’hui, c’est l’apparition d’un document, d’un rapport médico-légal essentiel pour l’enquête, resté introuvable depuis plus de trois ans. Et vraiment étonnant, il a été déposé selon le Parisien par une main anonyme et exhumé d’on ne sait où, il a fini par échouer sur le bureau de la juge en charge de l’affaire. Dans ce document, une radio, une radio qui prouve qu’il n’y a pas la moindre trace de blessure à la tête. Selon l’avocat des proches du Malien cité dans le Parisien, c’est la version policière qui vient de s’écrouler. Et le bizarreries ne s’arrêtent pas là, les vêtements du sans-papiers, qui auraient pu livrer des indices sur une blessure, ont disparu, et les caméras de surveillance de la garde à vue ont été signalées en panne par la police. Les proches du défunt espèrent que tous les éléments sont réunis pour relancer l’information judiciaire ouverte pour "torture et actes de barbarie". Toute l’affaire détaillée dans cet article en page 16 du Parisien-Aujourd’hui en France."