© Metro (Ile-de-France) : "Mort d’un gardé à vue : le policier aurait menti"
mardi 20 janvier 2009 / 13:17
Mort d’un gardé à vue : le policier aurait menti
En 2005, un homme de 38 ans décédait après être tombé dans le coma au commissariat de Courbevoie
Un hommage sera rendu à Abou Bakari Tandia samedi, à Courbevoie.
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18-01-2009
Le 6 décembre 2004, Abou Bakari Tandia, un Malien sans papiers, était tombé dans le coma pendant sa garde à vue au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Le 24 janvier, il décédait à l’hôpital, sans jamais avoir repris connaissance. Après une première enquête, le parquet de Nanterre avait classé l’affaire sans suite, en retenant l’hypothèse selon laquelle Abou Bakari s’était cogné la tête contre la porte de sa cellule pour ne pas être reconduit à la frontière.
La famille, qui avait relevé une trace suspecte sur son torse, n’a jamais cru à cette thèse. Aujourd’hui, une enquête de l’IGS démontre qu’au moins un des trois policiers en cause dans cette affaire aurait livré un faux témoignage.
Après le drame, les policiers avaient affirmé que la caméra de vidéosurveillance de la cellule du gardé à vue ne fonctionnait pas parce qu’un fil avait été arraché par un détenu. Pour l’IGS, c’est impossible : la caméra, placée à 4 mètres de haut, était hors d’atteinte, et aucun fil n’était apparent. En septembre dernier, le chef de poste avait pourtant réaffirmé sous serment que “le fil avait bien été arraché autour du 5 ou 6 décembre par un détenu”.
Maître Bouzrou, avocat du frère et de l’oncle d’Abou Bakari, demande un complément d’enquête en raison de ce “témoignage mensonger”. Cette requête doit être transmise aujourd’hui au parquet de Nanterre.
Aurélie Sarrot
Metrofrance.com, à Paris
18-01-2009
Le 6 décembre 2004, Abou Bakari Tandia, un Malien sans papiers, était tombé dans le coma pendant sa garde à vue au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Le 24 janvier, il décédait à l’hôpital, sans jamais avoir repris connaissance. Après une première enquête, le parquet de Nanterre avait classé l’affaire sans suite, en retenant l’hypothèse selon laquelle Abou Bakari s’était cogné la tête contre la porte de sa cellule pour ne pas être reconduit à la frontière.
La famille, qui avait relevé une trace suspecte sur son torse, n’a jamais cru à cette thèse. Aujourd’hui, une enquête de l’IGS démontre qu’au moins un des trois policiers en cause dans cette affaire aurait livré un faux témoignage.
Après le drame, les policiers avaient affirmé que la caméra de vidéosurveillance de la cellule du gardé à vue ne fonctionnait pas parce qu’un fil avait été arraché par un détenu. Pour l’IGS, c’est impossible : la caméra, placée à 4 mètres de haut, était hors d’atteinte, et aucun fil n’était apparent. En septembre dernier, le chef de poste avait pourtant réaffirmé sous serment que “le fil avait bien été arraché autour du 5 ou 6 décembre par un détenu”.
Maître Bouzrou, avocat du frère et de l’oncle d’Abou Bakari, demande un complément d’enquête en raison de ce “témoignage mensonger”. Cette requête doit être transmise aujourd’hui au parquet de Nanterre.
Aurélie Sarrot
Metrofrance.com, à Paris
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