© La Dépêche - Amnesty International pointe la police nationale du doigt
jeudi 1 décembre 2011 / 11:44
Amnesty International pointe dans son rapport détaillant 5 cas de morts suspects aux mains de la police française le fait que les victimes sont "sont issues des minorités visibles".
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Publié le 30 novembre 2011 avec Agence
Amnesty International pointe la police nationale du doigt
L’organisation a publié ce mercredi un rapport qui dénonce l’impunité de certains policiers dans plusieurs affaires. Cinq affaires sont ainsi décortiquées, des arrestations brutales ayant eu lieu entre 2004 et 2009 et se terminant par des décès suspects mais qui passent entre les mailles du filet judiciaire : Abou Bakari Tandia, Lamine Dieng, Abdelhakim Ajimi, Ali Ziri, Mohamed Boukrourou ; ces cinq personnes sont toutes décédées violemment après des interpellations banales et leurs autopsies n'ont jamais été en accord avec les témoignages des policiers.
"Les cinq affaires que nous dénonçons sont tout à fait banales au départ, mais se terminent de façon tragique, parfois juste une heure après l'interpellation", explique Patrick Delouvin, directeur du pôle Europe de l'ONG.
Ces affaires soulevées par l’organisation ont un autre point commun : l’origine ethnique des victimes.
Toutes sont issues des minorités visibles.
Ainsi, selon un communiqué d’Amnesty international "5 affaires particulièrement dramatiques sont symptomatiques des dysfonctionnements qu’AI pointe du doigt dans son travail de recherche depuis 6 ans en France : usage disproportionné de la force, tendance à interpeller davantage les personnes étrangères et d’origine étrangère, manque d’impartialité des enquêtes, réticences des procureurs à poursuivre des agents de la force publique, sanctions sans commune mesure avec la gravité des faits, dégradation des relations de forces de l’ordre avec les citoyens."
Cependant, l’organisation a conscience des conditions difficiles dans lesquelles travaillent les policiers mais rappelle qu’ils ne doivent pas pour autant se situer au dessus du cadre des lois : "Tout manquement à la déontologie doit faire l’objet d’une enquête impartiale et des responsabilités doivent être engagées pour permettre aux proches d’obtenir justice", ce qui n’a pas été fait dans les cinq cas présentés dans le rapport puisque selon cette enquête, tous les policiers concernés sont toujours en fonction.
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Publié le 30 novembre 2011 avec Agence
Amnesty International pointe la police nationale du doigt
L’organisation a publié ce mercredi un rapport qui dénonce l’impunité de certains policiers dans plusieurs affaires. Cinq affaires sont ainsi décortiquées, des arrestations brutales ayant eu lieu entre 2004 et 2009 et se terminant par des décès suspects mais qui passent entre les mailles du filet judiciaire : Abou Bakari Tandia, Lamine Dieng, Abdelhakim Ajimi, Ali Ziri, Mohamed Boukrourou ; ces cinq personnes sont toutes décédées violemment après des interpellations banales et leurs autopsies n'ont jamais été en accord avec les témoignages des policiers.
"Les cinq affaires que nous dénonçons sont tout à fait banales au départ, mais se terminent de façon tragique, parfois juste une heure après l'interpellation", explique Patrick Delouvin, directeur du pôle Europe de l'ONG.
Ces affaires soulevées par l’organisation ont un autre point commun : l’origine ethnique des victimes.
Toutes sont issues des minorités visibles.
Ainsi, selon un communiqué d’Amnesty international "5 affaires particulièrement dramatiques sont symptomatiques des dysfonctionnements qu’AI pointe du doigt dans son travail de recherche depuis 6 ans en France : usage disproportionné de la force, tendance à interpeller davantage les personnes étrangères et d’origine étrangère, manque d’impartialité des enquêtes, réticences des procureurs à poursuivre des agents de la force publique, sanctions sans commune mesure avec la gravité des faits, dégradation des relations de forces de l’ordre avec les citoyens."
Cependant, l’organisation a conscience des conditions difficiles dans lesquelles travaillent les policiers mais rappelle qu’ils ne doivent pas pour autant se situer au dessus du cadre des lois : "Tout manquement à la déontologie doit faire l’objet d’une enquête impartiale et des responsabilités doivent être engagées pour permettre aux proches d’obtenir justice", ce qui n’a pas été fait dans les cinq cas présentés dans le rapport puisque selon cette enquête, tous les policiers concernés sont toujours en fonction.
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