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Dans la rue contre les violences policières

Une centaine de manifestants ont foulé le pavé samedi à l'occasion de la seconde édition de la "commémoration nationale des victimes de la police".

MANIFESTATION - "Non aux violences policières", "Halte à la répression policière".... Slogans et pancartes en manquaient pas dans le cortège qui a réuni samedi une centaine de personnes entre la place de l'Opéra (IXe) et la Fontaine des innocents (Ier) à l'appel du Collectif "Vies volées". Créé derrière chaque victime d'une interpellation policière, ce dernier entendait dénoncer "les brutalités policières" et ce, à l'occasion de la deuxième édition de la "commémoration nationale des victimes de la police".

Des familles en colère

"Entre 450 et 500 personnes ont été tuées par la police depuis l'abolition de la peine de mort, chaque année c'est une quinzaine de personnes qui sont tuées par la police", a dénoncé la présidente du collectif "Vies volées" Ramata Dieng, dont le frère Lamine Dieng est mort à la suite d'une intervention de la police. "Ce n'est pas juste, pourquoi la justice, malgré les preuves, malgré les témoignages, est-elle si laxiste avec ces policiers ?", s'est-elle interrogée. "Plusieurs jeunes et moins jeunes sont victimes de ces techniques de pliage qui tuent (la personne interpellée est pliée en deux, la tête sur les genoux), qui sont interdites en Europe (mais) en France on a l'impression que la police a un permis de tuer", a fustigé la sénatrice Alima Boumédienne-Thierry (EELV), estimant "important de dénoncer et de condamner les violences institutionnelles en particulier les violences policières". "La police est là pour protéger les citoyens, non pour les assassiner, il y a des tribunaux pour juger des gens, ce n'est pas à la police de rendre justice", a plaidé Abdel Gmili, venu de Bourg-en-Bresse où son frère El Mahjoub est mort après un contrôle policier.

En fin d'après-midi, les manifestants se sont dispersés dans le calme, espérant que les "policiers ne soient plus considérés comme des individus au-dessus des lois".