2 militants du réseau "Résistons ensemble" menacés
mercredi 17 avril 2013 / 10:44
Après 2 militants du réseau "Résistons ensemble" menacés de poursuites pour diffamation
Les victimes de violences policières sont systématiquement présentées comme "droguées", "connues des services", "violentes" etc et leur mémoire est quasi systématiquement salie aux yeux de leurs proches.
Les chercheurs d'Amnesty International l'ont bien mis en évidence dans leur dernier rapport sur les violences policières intitulé "France. Notre vie est en suspens. Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite".
Or ces allégations se révèlent souvent fausses, comme ce fut démontré encore récemment lors de la mort de Yassin Aibeche à Marseille.
Pour autant, s'exprimer sur les violences policières semble encore plus dangereux avec un gouvernement de gauche que de droite puisque lundi 15 avril, 2 militants des droits de l'homme du réseau "Résistons ensemble" ont fait les frais d'une opération d'intimidation à Gennevilliers et risquent d'être poursuivis en diffamation.
Voici leur communiqué :
Communiqué du Réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires
Ce lundi 15 avril après-midi, Ivan et Janos, membres du Réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires, diffusaient le petit bulletin mensuel du Réseau qui existe depuis 2002, et est à son 118ème numéro dans la Cité du Luth à Gennevilliers(92).
Ils ont été arrêtés par 8 policiers sortis de trois voitures de la BAC et d'une voiture de police /sérigraphiée/, garées en travers de la chaussée, bloquant le trafic. Puis ils ont été amenés sous la contrainte au commissariat de Gennevilliers dans des véhicules séparés.
Une fois au commissariat ils ont été placés en cellule de garde-à-vue, leurs empreintes ont été relevées et ils ont été pris en photo. Lors de leurs auditions respectives on leur a signifié l'accusation d'avoir détenu des affiches et tracts dont le contenu serait considéré par la police comme diffamatoire. On leur a également signifié qu'ils pourraient être convoqués pour la poursuite de cette affaire.
Ils ont pu sortir du commissariat après ce qui curieusement leur a été présenté comme des « auditions libres », plus de deux heures après leur arrestation. A leur sortie les policiers ont refusé de restituer le matériel saisi et ainsi que de leur délivrer un reçu.
Les chercheurs d'Amnesty International l'ont bien mis en évidence dans leur dernier rapport sur les violences policières intitulé "France. Notre vie est en suspens. Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite".
Or ces allégations se révèlent souvent fausses, comme ce fut démontré encore récemment lors de la mort de Yassin Aibeche à Marseille.
Pour autant, s'exprimer sur les violences policières semble encore plus dangereux avec un gouvernement de gauche que de droite puisque lundi 15 avril, 2 militants des droits de l'homme du réseau "Résistons ensemble" ont fait les frais d'une opération d'intimidation à Gennevilliers et risquent d'être poursuivis en diffamation.
Voici leur communiqué :
Communiqué du Réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires
Ce lundi 15 avril après-midi, Ivan et Janos, membres du Réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires, diffusaient le petit bulletin mensuel du Réseau qui existe depuis 2002, et est à son 118ème numéro dans la Cité du Luth à Gennevilliers(92).
Ils ont été arrêtés par 8 policiers sortis de trois voitures de la BAC et d'une voiture de police /sérigraphiée/, garées en travers de la chaussée, bloquant le trafic. Puis ils ont été amenés sous la contrainte au commissariat de Gennevilliers dans des véhicules séparés.
Une fois au commissariat ils ont été placés en cellule de garde-à-vue, leurs empreintes ont été relevées et ils ont été pris en photo. Lors de leurs auditions respectives on leur a signifié l'accusation d'avoir détenu des affiches et tracts dont le contenu serait considéré par la police comme diffamatoire. On leur a également signifié qu'ils pourraient être convoqués pour la poursuite de cette affaire.
Ils ont pu sortir du commissariat après ce qui curieusement leur a été présenté comme des « auditions libres », plus de deux heures après leur arrestation. A leur sortie les policiers ont refusé de restituer le matériel saisi et ainsi que de leur délivrer un reçu.
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